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Trentième abbesse

1348-1354

Pétronille II de Paroy à qui les religieuses confièrent le gouvernement de l’abbaye après la mort de Marguerite, se trouva dans une détresse égale à celle que cette dernière avait éprouvée : « On ne pouvait rien tirer ni des receveurs ni des fermiers, tant le royaume était à l’étroit et chargé d’impôts. Le temporel de l’abbaye était alors dans le plus grand désordre par la négligence de son procureur ».

Guillaume du Mail, Grand Prieure de France, frère de Pétronille, vint à son secours. Il lui prêta 400 livres dont il ne demanda jamais le remboursement.

D’après un livre de compte longtemps conservé, le nombre des professes était toujours de 80. Parmi ces dernières était Mathilde, fille de Guillaume, chevalier, seigneur de Montfermeil. Il légua à sa fille un arpent de ville, pour faire retour, après sa mort, à l’infirmerie du monastère (1350).

En 1349, l’abbesse Petronille de Paroy fut obligée de se rendre à Paris pour y promettre obéissance à l’évêque et à l’Église de Paris. Cette cérémonie devint en usage dès le temps de l’abbesse Ameline morte en 1205.

L’abbesse Pétronille avait commencé son gouvernement dans une pauvreté extrême et elle mourut de même disent les auteurs de la Gaule chrétienne, par les friponneries, les fraudes cachées, et les rapines de l’homme d’affaires de la maison.

Pétronille mourut en 1354.

(DOM PORCHERON, bibliothèque diocésaine de Meaux, TR 436.34. 326).

 (BERTHAULT, l’abbaye de Chelles, résumés chronologiques)

(L’ABBÉ C.TORCHET, Histoire de l’abbaye royale Notre-Dame de Chelles)