Quarante-troisième abbesse.
Troisième triennale.
1510-1517.
Marie Cornu était une compagne de Jeanne de la Rivière à Fontaine-les-Nones. Elle vint avec elle à Chelles d’où elle fut tirée pour être abbesse de Montmartre. Il y avait sept ans qu’elle y exerçait ses fonctions quand Chelles la réclama pour être son abbesse.
Considérant les grands changements qu’on avait fait à son église, dans la consolidation des voûtes, l’agrandissement du chœur des religieuses, dans la multiplication des chapelles et autres ajustements, Marie pensait qu’une nouvelle cérémonie de dédicace était nécessaire. L’évêque Etienne Poncher y donna son consentement et se rendit à Chelles pour procéder à la nouvelle dédicace de l’église des religieuses.
A cette occasion Marie Cornu obtint de l’évêque une ordonnance du 13 juillet 1513 qui, supprimant les prétendus chanoines composant la congrégation de Chelles, réunissait leurs revenus à la crosse et les remplaçait par six religieux bénédictins réformés.
Elle n’oublia pas le temporel de l’abbaye. Elle fit planter pour la première fois des bornes dans la forêt de Livry.
Elle obtint de Louis XII des lettres patentes qui établissaient deux foires annuelles et deux marchés par semaine en la ville de Chelles.
Le roi François Ier qui avait succédé à Louis XII s’efforça de protéger la réforme des monastères. En vue de protéger la réforme monastique, il persuada sa sœur madeleine d’Orléans de se démettre de son abbaye de Faremoutiers en faveur de Marie Cornu qui, après avoir été réélue deux fois, finissait sa huitième année de gouvernement à Chelles. Marie s’y rendit accompagnée de dix religieuses réformées tant de Chelles que de Montmartre où elles n’arrivent qu’en février 1518.
Marie ne resta qu’un an à Faremoutiers et se retira dans le prieuré de Joinville où elle mourut le 31 janvier 1519.
(DOM PORCHERON, bibliothèque diocésaine de Meaux, TR 436.34. 326).
(BERTHAULT, l’abbaye de Chelles, résumés chronologiques)
(L’ABBÉ C.TORCHET, Histoire de l’abbaye royale Notre-Dame de Chelles)